Je fais ce que je veux… Avec mes cheveux !

Mes cheveux et moi on se cherche… Ou plutôt on se cherchait… Car j’ai trouvé la solution – révolution de ma tignasse, parce que je le vaux bien !

Mes cheveux sont très gras (avant la révolution, fallait les laver tous les jours, et si je me douchais tôt, le soir en sortie ils étaient déjà tous gras….), et je les perdais beaucoup. Sans compter qu’ils étaient très très fins.

Alors on m’avait parlé de No Poo : voir le blog d’Antigone. Le fameux mouvement du « on arrête de se laver les cheveux ». Je me suis de suite dit que ok c’est intéressant, mais cracra quand même, non? Je n’étais donc pas prête psychologiquement (et je n’avais pas tout compris puisqu’avec le no poo, on se lave quand même les cheveux, juste différemment). Et puis j’avais envie de continuer à voir des trucs mousser sur ma tête, de sentir l’orange ou le citron ou la vanille sur la tête, etc. Donc j’ai commencé par le Low Poo. En gros, on continue à se laver les cheveux avec du shampooing, mais on utilise des shampooings triés sur le volet, qui ne contiennent que des bonnes choses qui laissent tes cheveux respirer, on se brosse les cheveux très souvent (mais très doucement) pour répartir le sébum sur les longueurs, et on espace les shampooings (grâce à de la volonté, beaucoup de volonté, et des shampooings secs. J’ai donc fait ça pendant 1 an, 1 an et demi, jusqu’à arriver à comprendre que le cheveux un peu gras ce n’est pas la fin du monde, que mes cheveux ne puaient plus, que je commençais à moins les perdre, et à avoir moins besoin de les laver… Et que donc le jeu en valait la chandelle !

Et je me suis à nouveau renseignée sur le No Poo. Je me suis alors rendue compte que « no poo » signifait juste qu’on arrêtait les shampooings de toute sorte, mais qu’on continuait à se laver les cheveux ! J’ai essayé plusieurs tambouilles, je suis passée par un mois à m’astreindre à ça, et aujourd’hui, mon cheveu revit !

Je n’utilise aujourd’hui du shampooing (clean, low poo) qu’une fois tous les un mois, un mois et demi. Et juste pour avoir le plaisir d’avoir cette sensation de cheveu qui « crisse » de propre que j’aime bien. Entre temps, je me lave les cheveux tous les une semaine – dix jours, avec des poudres naturelles : du Shikakai (mon chouchou), du Rhassoul, et je vais essayer le henné naturel (qui nettoie aussi). En sortant de la douche, mon cheveu ne « crisse pas », mais il est tout doux, tout brillant, et absolument pas gras. Ça a été la grande surprise pour moi de voir que tout cela lavait vraiment les cheveux.

Mes cheveux sont plus épais, plus forts, moins gras, plus brillants… Je doute que les indiennes se lavent les cheveux tous les jours avec du shampooing industriel et pourtant elles ont des cheveux magnifiques, non ? Nos grand-mères (ou arrières grand-mères) se lavaient les cheveux une fois par mois environ, etc…

J’ai essayé d’y mettre mes filles, qui ont les cheveux très gras, c’est très compliqué pour elles (il faut beaucoup les brosser, cela demande de l’attention). Alors je leur ai fait du shampooing solide à l’ huile essentielle de menthe (anti-chute) et au shikakai (la seule différence avec le no poo en fait c’est les tensioactifs végétaux et naturels qui en font un low poo). Elles l’essaieront bientôt, et mois pour mon prochain shampooing mais ça a l’air prometteur puisque ça sent très bon et que ça mousse beaucoup. La recette est ici et m’a été soufflée par Cindy. Et voilà à quoi ça ressemble :

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(Presque) Zéro déchet

Je vous invite fortement à lire cet article de ma cops Cindy, qui a inspiré mes démarches Zéro Déchet.

Bon soyons clair, je ne serai jamais zéro déchet. Je n’y crois même pas. MAIS je pense qu’on peut tous faire des progrès. Cela fait un mois que j’ai commencé à m’y intéresser sérieusement , et nous notons déjà de grands changements.

Déjà, je peux nous féliciter (y’a pas de mal à se faire du bien), car je me suis aperçu que plein de choses dans ce que je faisais étaient de bonnes habitudes dans le domaine.

Dans les bonnes habitudes, il y a :

  • l’achat local. Je vais tous les samedis matins à la ferme d’à côté qui réunit tous les paysans des alentours qui vendent leur production directement. Si ce n’est pas bio(et ça l’est en grande partie), c’est du raisonné, donc ça me va.
  • Je suis passée à la Moon Cup (Merci Schmo du tuyau), et la Moon Cup, c’est la libération de la choupinette ! Pas glamour, mais tellement vrai !
  • Je fais beaucoup de cuisine, de conserves, on mange peu d’industriel.
  • Pour le ménage j’utilisais à 80% des produits faits maison. 80% seulement car en cas de coup de bourre, ou de flemmasse, j’achetais un bidon plastique…
  • Je trie mes déchets. Ampoules basse conso, etc.

Alors il y a un peu plus d’un mois j’ai décidé de faire un effort conscient. Et d’abord de surveiller mes poubelles. J’ai donc réalisé avec effroi que malgré mes » bonnes habitudes », et bien c’est deux sacs poubelles que je sors chaque semaine, quand ce n’est pas trois, ou quatre quand on a du monde (et c’est souvent chez nous)… Sans compter le bac jaune de recyclage (qui déborde bien souvent), et le verre (oui, mais voilà, le vin quoi. :D)

Bon là il a fallu se rendre à l’évidence : c’est trop !

Du coup j’ai commencé par coudre mes sacs à vrac. Kézako ? De vieux tee-shirts, de vieilles chutes de tissus qui me permettent d’aller acheter un maximum en vrac (non emballé). Et par faire mes premières lingettes. Ces lingettes ont pour vocation de remplacer les carrés de coton à la maison.

Bon là c’était les premières, mais je me suis améliorée depuis (elles ont maintenant un joli petit ruban pour les accrocher, toussa toussa. Je vous montrerai (et vous dirai peut-être même comment faire).

J’ai fait ma première lessive maison aussi !

Puis j’ai équipé mes cabas de bocaux en verre et de tupperware… Et pris mon courage à deux mains pour demander aux marchands : « vous pouvez me mettre le fromage dans mon tupperware s’il-vous-plaît ? ».

Et mes courses aujourd’hui ressemblent à ça :

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Jusque là c’est fastoche. Dans le rayon coupe de mon magasin SO BIO et au marché paysan, c’est fastoche. Le poissonnier de Carrefour ? Pas encore osé demander… Donc toutes les semaines j’ai le **tain d’emballage suremballé du poisson qui me nargue. Va falloir que j’essaie quand même…

Bon donc on a encore plein d’emballages au quotidien… Plein. Mais on s’améliore ! Et très rapidement en fait, ma poubelle « noire » est devenue LA poubelle noire de la semaine. En à peine un mois, il n’y en a plus qu’une par semaine. Pas mal non ?

Après ce qui va être le plus dur pour moi, c’est l’achat compulsif sur internet… Amazon m’a tueR.

J’avais lu d’ailleurs un bouquin assez inspirant sur le sujet, très rigolo aussi. Pour lui aussi cette étape avait été dure…

Je vous mets le LIEN AMAZON pour l’acheter . RIRES !! Je le préterai sinon ^^

 

 

Végétarien ? Flexitarien ? Vegan ? ou…omnivore ?

Avant, à la maison, on mangeait des protéines animales tous les jours : poisson, viande, ou oeufs. Le poisson, il a fallu que je l’apprenne à Zom, car il ne mangeait que des steaks/frites quand je l’ai rencontré (il y a… damned! 14 ans…)

Et puis petit à petit on a fortement ralenti la viande rouge. D’abord et avant tout par goût. La viande rouge s’est mise à nous écoeurer (oui, même Zom), donc on en a consommé de moins en moins. Et puis on a vu des tas de reportages inquiétants (les Supersize Me etc…). Et puis on a perdu ma Maman, puis la maman de Zom. Alors on a lu anti-cancer de David Servan Schreiber, et notre conscience a commencé à s’éveiller…

Je suis tombé malade du foie, et après beaucoup d’examens, on s’est aperçu que c’est le lait de vache qui empoisonnait mon foie. Avec le bon traitement et une éviction des produits laitiers, tout est rentré dans l’ordre : un foie de jeune fille. Je peux même à nouveau consommer un peu de lactose depuis 3-4 ans.

C’est une naturopathe qui m’a soignée. Notre alimentation était encore plus remise en question. Et on s’est documenté. Voici les documentaires que je vous recommande absolument sur le sujet d’ailleurs.

Fat, Sick, and Nearly Dead

Forks over Knives

Vegucated

Food Matters

Hungry for change

Cowspiracy

Là on a commencé à ne plus manger de viande du tout. Mais on a continué les oeufs, et le poisson. Puis pendant quelques mois (pas très longtemps, mais je dirais 3-4 mois), on a eu une alimentation presque vegétarienne. Il restait le lait et les yaourts aux enfants, un peu de fromage pour nous.

Je voulais voir si on pouvait modifier nos habitudes à ce point, combien il nous en coûterait.

Et on s’est très vite habitué. C’est là qu’on a commencé à faire des brunchs tous les dimanches midis (avec des jus de légumes, des pancakes sans oeufs de Marie Laforet, des salades de fruits et noix, etc… ).

Petit à petit, on a pourtant recommencé à manger de la viande et du poisson. D’abord au restaurant, et chez les amis. Puis à la maison aussi, puisque depuis deux mois j’ai réintroduit un peu de viande.  Aujourd’hui, on achète du poisson une fois par semaine (voire toutes les deux semaines), et de la viande deux fois par mois max car les enfants me réclamaient pot-au-feu et blanquettes. On mange un peu de charcuterie aussi (que j’essaie de faire maison maintenant ou que j’achète à mes producteurs locaux, au marché paysan). On est content d’en manger, mais pas trop.

Je ne suis pas sûre que le veganisme nous convienne. Etre végétarien, ce serait davantage dans nos cordes. Mais je dirais objectivement que nous sommes plutôt flexitarien.

Le flexitarien, c’est ça.

En tout cas, notre société consomme beaucoup trop de viande et de protéines animales. C’est non seulement mauvais pour l’environnement, mais aussi pour notre santé. il serait temps que chacun y réfléchisse.

Quant aux histoires de carences éventuelles, les scientifiques savent bien depuis très longtemps que c’est une légende ;).